Évolution du prototypage rapide

Le prototypage rapide permet de fabriquer rapidement des prototypes et des modèles (également appelé maquettes), aux moyens d’outils et de matières qui ont évolué au fil du temps pour suivre les évolutions de la demande des industries. Avec l’impression 3D cependant, c’est la technologie elle-même qui influence l’utilisation des processus.

Une évolution des besoins en prototypage rapide

Jusque dans  les années 1980, les entreprises voulaient maîtriser les coûts de production, et veiller à la performance des produits. Il fallait tester les produits sans outillage onéreux, et dans un temps beaucoup plus court que dans les techniques classiques. Dans les années 1990, apparaît la notion de qualité, qui nécessite le recours à des prototypes pour valider les critères qualités du produit. Enfin, dans les années 2000, c’est le règne du ‘time to market’ : les entreprises veulent être les premières à lancer un produit nouveau sur le marché, ce qui requiert un processus de conception développement extrêmement court. Tout cela a influencé le développement de machines et de techniques pour produire des prototypes de plus en plus rapidement.

Avec la crise, le besoin de contrôler les coûts a réduit le nombre de prototypes pour le développement d’un produit. Cependant, les demandes de certifications et la nécessité de mettre en situation, de tester les produits,  exigent le recours à des prototypes. On voit donc que si les besoins varient, ils subsistent toujours.

Une technologie en constante évolution

Les premières machines de stéréolitographie sont apparues en 1984. Cette technologie de prototypage rapide permet de solidifier des couches de polymère liquide, sensible aux ultraviolets, par le biais de la technologie laser. Dans les décennies qui ont suivi, d’autres technologies de prototypage rapide sont apparues, comme par exemple : la modélisation par dépôt de fil en fusion (FDM) et le frittage sélectif au laser. Le tout premier système de prototypage rapide 3D basé sur la technologie FDM a été présenté dans les années 1990. La dernière évolution en matière de prototypage rapide, l’imprimante 3D a été lancée dans les années 2000.

La révolution de l’impression 3D

Si le segment des imprimantes 3D gagne du terrain sur les autres techniques, cette innovation a aussi permis la démocratisation du prototypage rapide en général. Aujourd’hui de plus en plus d’industries voient l’intérêt d’avoir recours à un prototype pour valider des choix techniques ou visuels. Néanmoins, l’impression 3D comporte des limites, ce qui peut rendre les autres méthodes attractives. Ainsi les pièces produites en impression 3D sont généralement de petite taille et nécessitent souvent un traitement postérieur si l’on veut obtenir un aspect visuel de qualité. Dès que le besoin devient un peu plus important en quantité de pièces, il est souvent plus économique de faire appel à de la duplication sous vide ou de l’usinage 3D.

Ce qui prouve que l’industrie du prototypage rapide à encore de beaux jours devant elle !

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